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après une année 2025 difficile, les embauches pourraient reprendre en 2026 dans les grandes entreprises françaises

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Lu il y a 4 minutes



Le baromètre trimestriel de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) montre une forte contraction des recrutements de cadres en 2025. Mais en fin d’année, les grandes entreprises étaient plus nombreuses qu’un an auparavant à envisager d’embaucher au moins un cadre dans les trois mois.

Est-ce la sortie du tunnel pour les cadres qui ont la bougeotte ? Le baromètre trimestriel de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), publié le 2 février, livre un chiffre positif dans un océan de données peu encourageantes : en décembre 2025, 51% des ETI et grandes entreprises envisageaient de recruter au moins un cadre dans les trois mois. C’est trois points de plus qu’un an auparavant. Les PME aussi sont légèrement plus optimistes : 16% d’entre elles prévoyaient en décembre 2025 le recrutement d’un cadre, contre 12% en décembre 2024. Mais la moyenne reste, elle, à un niveau très bas, impactée par des prévisions de recrutement à la baisse dans les TPE : toutes tailles confondues, ce ne sont que 8% des entreprises qui pensaient, fin 2025, embaucher un cadre dans les trois mois. Elles étaient 9% fin 2024, 10% fin 2023.

2025 restera comme une mauvaise année sur le front de l’emploi des cadres. En décembre 2025, 8% des entreprises ont embauché au moins un salarié de cette catégorie, deux points de moins qu’en décembre 2024, un taux au plus bas depuis décembre 2020. Les ETI et grandes entreprises étaient 54% à avoir recruté un cadre au cours du dernier trimestre, deux points de plus qu’il y a un an, mais à un niveau très bas. Conclusion de l’Apec : «La contraction du marché de l’emploi cadre observée en 2024 s’est (…) poursuivie au cours de l’année 2025.»

Insertion difficile pour les jeunes diplômés

Ce sont notamment les jeunes diplômés qui en ont fait les frais. Une enquête de l’Apec publiée en novembre montrait qu’en juin 2025, un an après l’obtention de leur diplôme, 70% des bac+5 étaient en emploi, contre 72% de ceux de la promo précédente. Un recul qui a touché tous les diplômés, dont ceux des écoles d’ingénieurs.

Logiquement, en 2025, les cadres ont fait le dos rond et sont restés au chaud. En fin d’année, ils demeuraient assez pessimistes, à la fois sur la situation économique de la France, sur la solidité de leur entreprise, et sur leur possibilité de trouver facilement un nouvel emploi. Peu d’entre eux envisageaient une mobilité à court terme, mais l’envie de changer d’employeur demeure. Quand ils se projettent sur les douze prochains mois, 40% des cadres prévoient de changer d’entreprise (+3 points en un an). Ce sont les plus jeunes (moins de 35 ans) qui en ont le plus envie : 61% veulent bouger (+9 points). Des niveaux inégalés depuis décembre 2021.

L’Apec met en avant les signaux positifs de l’économie en ce début d’année 2026, tout en restant prudente sur ses pronostics : les entreprises ont retrouvé le moral après une période post-dissolution de l’Assemblée nationale qui les avait laissées KO, le climat des affaires se redresse notamment dans l’industrie, et la reprise, fin 2025, de l’investissement, devrait se traduire par un redémarrage des embauches de cadres, qui lui sont intiment liées.

Les cadres ont envie de bouger, les entreprises retrouvent le besoin de recruter, 2026 pourrait, sauf surprise macro-économique tout à fait envisageable, connaître une reprise des recrutements de cadres et de jeunes diplômés.



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