Ad image

Après Renault, Xiaomi ou Geely ? Le constructeur américain Ford en quête d’alliés pour accélérer dans l’électrique

Service Com'
Lu il y a 5 minutes



Après le Financial Times qui a indiqué que Ford discutait avec le chinois Xiaomi au sujet d’un partenariat dans le domaine des véhicules électriques, Reuters révèle mercredi 4 février que le constructeur américain envisage une collaboration avec le groupe Geely en Europe.

Ford recherche un partenaire. Quelques semaines après avoir noué une alliance industrielle avec le constructeur Renault pour se relancer en Europe, le constructeur américain paraît multiplier les discussions avec des acteurs chinois, réputés en pointe sur les groupes motopropulseurs électriques. L’agence de presse Reuters écrit mercredi 4 février que Ford et Geely, le deuxième constructeur chinois, sont en discussions concernant un partenariat potentiel, citant huit sources au courant des négociations, alors que les grands constructeurs automobiles mondiaux cherchent à partager les coûts élevés de la technologie et de la production.

Les deux groupes discutent actuellement de la possibilité pour Geely d’utiliser les usines Ford en Europe pour produire des véhicules destinés à la région, ont déclaré trois sources proches du dossier. L’usine Ford de Valence, en Espagne, serait très probablement celle concernée par ces discussions, a déclaré une source proche du dossier. Les deux entreprises ont également discuté d’un cadre potentiel pour le partage de technologies automobiles, y compris pour la conduite automatisée, selon deux autres sources. Mais les discussions axées sur la fabrication européenne sont plus avancées, ont encore avancé deux sources.

Toujours selon Reuters, Ford a envoyé une délégation en Chine cette semaine pour intensifier les discussions, qui ont fait suite à des réunions la semaine dernière dans le Michigan entre des cadres supérieurs de Geely et des dirigeants de Ford, ont indiqué certaines sources. Ces discussions entre Geely et Ford se poursuivent depuis plusieurs mois, ont indiqué cinq sources, qui ont requis l’anonymat en raison de la confidentialité des échanges. Reuters n’a pas été en mesure de déterminer l’ampleur des discussions ni si elles déboucheraient sur un accord, y compris pour le marché américain.

«Nous avons constamment des discussions»

Geely a refusé de commenter. Ford a déclaré: «Nous avons constamment des discussions avec de nombreuses entreprises sur divers sujets. Parfois, elles aboutissent, parfois non.» Un accord pourrait aider Ford dans sa course pour rattraper ses concurrents mondiaux dans des domaines tels que la technologie des véhicules connectés et l’autonomie. Le directeur général Jim Farley a clairement exprimé la nécessité pour Ford de combler son retard concurrentiel par rapport à la Chine.

Ce n’est pas la première fois que des rumeurs circulent au sujet de négociations que mènerait Ford avec des constructeurs chinois. Il y a quelques jours à peine, le 31 janvier, le Financial Times écrivait que Ford envisageait la création d’une coentreprise avec le constructeur de véhicules électriques Xiaomi pour fabriquer des véhicules électriques aux États-Unis, citant quatre personnes proches des négociations. La rumeur a toutefois été promptement et publiquement démentie par Xiaomi. «Cette information concernant un partenariat avec Ford Motor Company est totalement fausse. Xiaomi ne commercialise pas ses produits et services aux États-Unis et n’est en négociation avec aucune entreprise dans ce sens».

Des collaborations politiquement compliquées

Politiquement, Ford marche sur des oeufs. Si son patron ne tarit pas d’éloges sur les auto chinoises – notamment au sujet des produits de Xiaomi -, les constructeurs chinois sont quasi exclus du marché américain en raison de droits de douane et de restrictions pour raisons de sécurité nationale. Tout accord visant à introduire la technologie automobile chinoise de pointe sur le marché américain attirerait un examen réglementaire et politique. Ford est d’ailleurs régulièrement épinglé par des parlementaires américains sur ses relations avec le géant chinois des batteries. Dans le Michigan, le constructeur prévoit de fabriquer des batteries sous licence de CATL à partir de 2026.

Avec Reuters (Nora Eckert et le Bureau Reuters en Chine; version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)



Source link

Share This Article
Laisser un commentaire