
Après plusieurs exercices marqués par le recul des activités liées au Covid-19, Roche confirme son retour à une dynamique plus favorable. Un succès porté par plusieurs blockbusters en oncologie, en immunologie et dans le domaine des maladies rares.
Un bénéfice net en hausse de 50 %, c’est assurément le chiffre le plus marquant des résultats annuels de Roche. Le laboratoire suisse peut se féliciter d’avoir enregistré une belle croissance pour l’année 2025, atteignant , à taux de change constant, par rapport à 2024. Une performance qui confirme la résilience du groupe, qui souffrait, ces dernières années, de la baisse des produits liés au Covid-19.
La croissance du chiffre d’affaires de Roche est majoritairement due à la progression de son segment pharma, dont le chiffre d’affaires a augmenté de 9 % en 2025. Une réussite tirée par le succès de plusieurs blockbusters dans l’oncologie, l’immunologie et les maladies rares. À eux seuls, cinq médicaments – Phesgo (pertuzumab/trastuzumab) (cancer du sein), Xolair (omalizumab) (allergies alimentaires), Ocrevus (ocrelizumab) (sclérose en plaques), Hemlibra (emicizumab) (hémophilie A) et Vabysmo (faricimab) (maladies oculaires graves) – ont ainsi généré plus de 21 Mrds CHF de ventes.
Des résultats qui illustrent la capacité du laboratoire à renouveler son portefeuille, malgré l’érosion des revenus liés à l’expiration de brevets majeurs. Certains produits historiques, tels que Perjeta (pertuzumab) ou Xolair dans certaines indications, subissent ainsi une concurrence accrue, même si l’impact reste limité grâce à la montée en puissance de nouveaux médicaments.
Miser sur l’innovation pour poursuivre la croissance
Pour pallier la diminution de ses ventes, contenue à 0,7 Mrd CHF au cours de l’année écoulée, le groupe bâlois continue de miser sur l’innovation, mettant en avant un pipeline dense. Dix molécules ont ainsi atteint la phase III en 2025, dans des domaines thérapeutiques stratégiques comme l’oncologie de précision, la neurologie ou l’immunologie.
Côté diagnostic, la croissance s’est avérée plus modérée, en hausse de 2 % seulement. Une division pénalisée par les réformes tarifaires en Chine, selon le laboratoire. Le groupe souligne néanmoins la solidité de son activité diagnostic, portée par la demande en tests innovants et par l’intégration croissante des diagnostics dans les parcours de soins personnalisés.
Pour 2026, le groupe suisse anticipe une nouvelle poussée de croissance, tablant sur une progression de ses ventes d’environ 5 %.


