
Dans une note adressée à ses employés, la vice-présidente de l’entreprise chargée des ressources humaines a fait part de son intention de réduire les niveaux hiérarchiques, tout en laissant la porte ouverte à de futurs licenciements supplémentaires. Amazon emploie un total d’1,58 million de personnes dans le monde.
La direction d’Amazon poursuit sur sa lancée de réduction d’effectifs. Après avoir annoncé 14 000 suppressions de postes chez ses employés de bureau en octobre dernierle géant de l’e-commerce a fait part, mercredi 28 janvier, de son intention de procéder à 16 000 licenciements supplémentaires dans le monde. Un plan en deux vagues, comme l’avait à l’époque rapporté l’agence de presse britannique Reuters.
“Supprimer la bureaucratie”
Dans un court texte publié sur le site Internet d’Amazon et adressé auparavant aux employés de l’entreprise, la vice-présidente chargée des ressources humaines de cette dernière, Beth Galetti, a expliqué les raisons de ce plan social. “Comme je vous l’ai indiqué en octobre, nous avons travaillé à renforcer notre organisation en réduisant les niveaux hiérarchiques, en renforçant la responsabilisation [ownership] et en supprimant la bureaucratie”note-t-elle.
Et de poursuivre : “Certains d’entre vous se demandent peut-être si cela marque le début d’un nouveau rythme, où nous annoncerions des réductions importantes tous les quelques mois. Ce n’est pas notre intention.” Beth Galetti évoque toutefois la possibilité pour ses équipes de continuer à “procéder aux ajustements nécessaires”c’est-à-dire à licencier davantage d’employés, dans une entreprise qui en compte quelque 1,58 million.
De nombreuses équipes touchées
La direction d’Amazon n’a pas précisé quelles divisions internes seraient touchés par cette nouvelle vague de suppressions de postes, laquelle, cumulée avec celle d’octobre, dépasse les 27 000 licenciements actés entre 2022 et 2023. Mais d’après Reuterson y trouve notamment des employés de ses magasins Amazon Fresh et Amazon Go, dont la fermeture avait été annoncée la veille.
D’autres salariés ont également dit à l’agence de presse britannique être concernés : ils travaillaient notamment pour les équipes d’Amazon Web Services (AWS), mais aussi sur l’assistant vocal Alexa, le service de streaming Prime Video, le hardware, la publicité et même la livraison dite “du dernier kilomètre”, dans laquelle Amazon a beaucoup investi ces dernières années. Une manière pour la firme de revenir sur ses embauches durant la pandémie de Covid-19 jugées excessives.


