
Solvay a inauguré à Livourne, en Italie, sa première usine de silice biosourcée, marquant une étape clé dans sa stratégie mondiale de silice circulaire. Grâce à l’utilisation de cendres de balles de riz comme matière première, le chimiste belge réduit significativement l’empreinte carbone de sa production et ouvre la voie à une offre durable destinée notamment aux industries du caoutchouc et du pneumatique.
Le chimiste belge Solvay a inauguré sa nouvelle usine de silice biosourcée sur son site de Livourne (Italie). Cette unité, dont la construction a débuté en janvier 2023, s’inscrit dans la stratégie mondiale du chimiste de proposer une silice circulaire, et qui prévoit la conversion d’autres sites de production de silice dans le monde à l’utilisation de matières premières certifiées ISCC Plus, d’ici à la fin de l’année.
Livourne est le premier site à se convertir en utilisant des cendres de balles de riz, tandis que d’autres sites exploiteront d’autres flux de déchets locaux. « Livourne est un exemple concret de la manière dont nous transformons les principes de l’économie circulaire en réalité industrielle, permettant ainsi un progrès pour les générations futures », a déclaré Philippe Kejren, p-dg de Solvay.
Traditionnellement, la silice hautement dispersible (HDS) est obtenue par une fusion de sable (SiO2) et de carbonate de sodium (Na2CO3) à une température supérieure à 1 000 °C pour former du silicate de sodium, transformé par la suite en silice. Le procédé mis au point à Livourne, Solvay introduit l’usage de cendres de balles de riz – obtenues par calcination des balles de riz, coproduits de l’industrie agroalimentaire – contenant 80 % à 90 % de silice. Ces cendres sont ensuite converties en silicate de sodium biosourcé par attaque chimique à la soude caustique. Ce silicate de sodium biosourcé peut enfin emprunter la voie de synthèse classique où l’ajout d’acide sulfurique ou d’acide chlorhydrique permet de précipiter la silice. Ce procédé permet de réduire de 35 % les émissions de CO2 par tonne de silice produite.
Ainsi, Solvay sera en mesure de remplacer progressivement sa gamme de silice Zeosil existante, destinée à l’industrie du caoutchouc et des pneus, par une silice biosourcée offrant une solution circulaire pour les acteurs du secteur. En adoptant la silice circulaire du chimiste belge, les fabricants de pneumatiques peuvent d’ores et déjà intégrer jusqu’à 15 % de matériaux recyclés ou renouvelables dans la composition de leurs pneus, contribuant significativement à leur objectif d’atteindre les 40 % d’ici à 2030. En outre, cette nouvelle unité de Livourne souligne le rôle stratégique de l’Italie dans la feuille de route mondiale de Solvay en matière de développement durable, aux côtés d’investissement dans l’hydrogène vert et les solutions circulaires à base de carbonate de sodium.


