
Le constructeur automobile d’Elon Musk veut ainsi doper les ventes de son système le plus performant, Full Self-Driving (“Supervised”), dont l’obtention passera bientôt par un abonnement mensuel à 99 dollars. Mais la décision fait aussi et surtout suite à une enquête sur des pratiques commerciales trompeuses de l’entreprise aux Etats-Unis.
L’Autopilot de Tesla est désormais de l’histoire ancienne aux Etats-Unis et au Canada. Le constructeur automobile a en effet abandonné son système d’aide à la conduite de base en Amérique du Nord, comme l’a rapporté le journaliste spécialisé Sawyer Merritt, vendredi 23 janvier. Concrètement, ce système comprenait un régulateur de vitesse adaptatif respectueux des distances de sécurité et l’Autosteer, une fonctionnalité permettant au véhicule de rester dans sa voie sur l’autoroute.
Tout miser sur Full Self-Driving
Dans son annonce, Sawyer Merritt explique que “tous les véhicules neufs sont désormais équipés de série du régulateur de vitesse adaptatif” mais que sa combinaison avec l’Autosteer ne sera plus assurée. Comme pas de rapport TechCrunchon ne sait pas à l’heure actuelle si les détenteurs de véhicules Tesla initialement équipés d’Autopilot sont concernés par ce changement majeur. Mais les nouveaux clients sont désormais invités à se reporter sur le service Full Self-Driving (FSD) “Supervised”.
Plus performant, cet autre système d’aide à la conduite est lui aussi au cœur de l’actualité, depuis que Tesla et son patron Elon Musk ont annoncé mi-janvier qu’il faudrait, à compter du 14 février, souscrire un abonnement mensuel de 99 dollars pour y accéderet non plus l’acheter une bonne fois pour toutes pour un montant de 8000 dollars, comme cela était possible auparavant. En mettant fin à son système standard Autopilot, le constructeur automobile espère-t-il doper les ventes de ce service ?
Une décision de justice aux Etats-Unis
Il est en tout cas certain que cette décision est un tournant dans l’histoire récente de l’entreprise. Tesla avait dévoilé Autopilot en 2014, équipant dans la foulée tous ses véhicules de capteurs permettant l’aide à la conduite. Mais la technologie et la communication souvent exagérée de Tesla à son sujet ont entraîné de nombreux accidents de la route, parfois mortels, ces dernières années. Idem pour le système cousin, Full Self-Driving, visé depuis octobre par une enquête du régulateur des transports aux Etats-Unis.
Justement, un juge américain a estimé en décembre dernier que Tesla s’était adonné à des pratiques commerciales trompeuses en exagérant les capacités d’Autopilot et de FSD et que l’entreprise devait à ce titre voir suspendues ses licences de vente et de fabrication en Californie pendant un mois. Bénéficiant finalement d’un délai de deux mois pour se mettre en conformité, grâce à l’intervention du département californien des véhicules motorisés (DMV), Tesla avait le choix entre délaisser le nom jugé trompeur “Autopilot” et rendre ses véhicules véritablement “autonomes”. La première option était la plus simple.


