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le pari gagnant-gagnant du Symbo avec son usine en Charente-Maritime

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Lu il y a 3 minutes



Après avoir planté du chanvre sur des zones de captage pour dépolluer l’eau potable, le Symbo créé une usine de défibrage pour valoriser la plante. Un investissement de 7,7 millions d’euros, que le syndicat chargé du bassin-versant de la Boutonne (Deux-Sèvres, Charente-Maritime) va rentabiliser avec des produits à destination du bâtiment ou de l’agroalimentaire.

C’est un projet qui ne coule pas de source, même pour un syndicat des eaux. Et pourtant, le Symbo — chargé de la gestion et de la préservation de la ressource en eau du bassin-versant de la Boutonne (Deux-Sèvres, Charente-Maritime) — lance un projet de création d’une usine… de défibrage de chanvre. L’établissement valorise ainsi les cultures qu’il a installées sur les terres agricoles des zones de captage pour profiter des bienfaits de ces plantations sur l’eau.

Implantée sur un terrain de 2,5 hectares sur la commune de Saint-Julien-de-l’Escap (Charente-Maritime), l’unité s’étendra sur 6000 m² de bâtiments, pour un investissement total de 7,7 millions d’euros, dont 3,5 millions apportés par l’Agence de l’eau Adour-Garonne. La pose de la première pierre est prévue pour septembre ou octobre, avec une mise en service attendue à l’automne 2027, à temps pour la récolte de chanvre.

Plusieurs débouchés économiques

En finançant ce projet d’usine et en participant au développement de la filière du chanvre, le Symbo veut s’assurer que la culture développée sur les terres agricoles où sont situées les zones de captage ne consomme pas trop d’eau et permet de dépolluer les sols et de favoriser la qualité de l’eau. En effet, le chanvre absorbe et élimine les produits chimiques et toxiques contenus dans le sol et participe ainsi à la dépollution des zones de captage. «Nous faisons face à un problème de qualité de l’eau potable, notamment à cause des nitrates, sur les zones de captage de la Boutonne [qui sont des terres agricoles, N.D.L.R.], raconte Frédéric Émard, président du Symbo. Le chanvre constitue une réponse pertinente : c’est une bonne alternative aux cultures traditionnelles car il nécessite peu d’eau, peu d’engrais et aucun produit phytosanitaire. De plus, il stocke du carbone.»

Au-delà de l’enjeu environnemental, la filière présente de solides perspectives économiques. Les premiers débouchés concerneront le secteur du bâtiment pour la valorisation de la tige, ainsi que l’agroalimentaire pour les graines. «À terme, nous pourrons également répondre aux besoins de l’industrie textile qui requiert un process spécifique», précise le président.

L’exploitation de l’usine, qui emploiera à terme une quinzaine de personnes, sera confiée au SIE Val de Saintonge, une structure d’insertion. Dans un premier temps, 500 hectares de cultures de chanvre, situés à proximité, alimenteront cette unité dimensionnée pour traiter 1000 hectares par an.



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