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malgré la concurrence qui gagne du terrain en France, la SNCF transporte toujours plus de voyageurs

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Le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, a évoqué le 21 janvier la bonne santé de son entreprise avec des records de fréquentation en 2025 et réaffirmé comme priorité le développement européen de la grande vitesse.

168 millions de voyageurs dans les TGV en France et en Europe (+3,5%), une augmentation de 40% de la fréquentation des TER en six ans (+3% sur l’année 2025) malgré l’ouverture à la concurrence qui concerne aujourd’hui 60% du réseau… «2025 a été une année solide sur nos deux axes stratégiques : la poursuite de la croissance et notre réussite dans un secteur pleinement ouvert à la concurrence, s’est réjoui Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, lors d’un point presse, mardi 20 janvier. Et nous allons mettre en place en avril un nouveau modèle d’entreprise avec deux grands axes : la grande vitesse en France et en Europe et les délégations de service public (DSP).»

Une entrée en Italie contrariée

Sur la grande vitesse, SNCF Voyageurs a déjà atteint l’équilibre avec les Ouigo en Espagne, et bataille actuellement en Italie pour ouvrir deux lignes (sans doute Ouigo) fin 2027. L’objectif est de faire circuler cinq allers et retours entre Turin et Venise et neuf allers et retours entre Turin et Naples. Problème : les autorités italiennes mettent des bâtons dans les roues des trains français, se plaint la SNCF, alors même que Trenitalia se développe en France depuis quatre ans. «Pour l’instant, elles ne répondent pas au droit européen sur la concurrence pour l’attribution des sillons et l’accès aux ateliers de maintenance», commente Christophe Fanichet. L’exploitant français a engagé plusieurs recours auprès de la Commission européenne, de l’Autorité de régulation des transports italienne, et de l’autorité italienne de la concurrence. Cette dernière a ouvert une enquête au printemps 2025 pour abus de position dominante à l’encontre du gestionnaire d’infrastructures Ferrovie dello Stato (dont Trenitalia est filiale à 100 %), soupçonné de freiner l’entrée du concurrent français. A ce sujet, Christophe Fanichet n’hésite pas à dire que «la France est le pays le plus ouvert d’Europe pour la grande vitesse et les trains régionaux.» Même si l’Etat français et la SNCF ont longtemps traîné les pieds.

160 TGV-M commandés pour plus de 5 milliards d’euros

L’Italie est aujourd’hui au cœur de la stratégie de SNCF Voyageurs en Europe pour la grande vitesse (30% du chiffre d’affaires sur le TGV) et les commandes de TGV-M sont également destinées aux futures dessertes italiennes. La dernière commande de 15 rames supplémentaires concerne les liaisons entre la Belgique et la France. «Au total, nous avons commandé 160 rames pour plus de 5 milliards d’euros financés sur nos fonds propres», rappelle le direant de SNCF Voyageurs. Il réaffirme que la mise en service des premiers TGV-M aurait bien lieu le 1er juillet prochain sur l’axe Paris – Lyon – Marseille, sans nouveau retard.

SNCF Voyageurs n’en oublie pas pour autant les trains classiques à commencer par les TER, où elle a gagné en 2025 quatre appels d’offres (mais en a également perdu quelques uns). Elle est actuellement en négociations pour la signature du nouveau contrat stratégique avec Île-de-France Mobilités (IDFM) qui s’élève à 4 milliards d’euros par an. C’est bien entendu le contrat le plus important pour le groupe. Sur les 4,5 millions de voyageurs transportés chaque jour par le transport régional, 3,4 millions empruntent le réseau francilien.

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Si les Intercités restent les parents pauvres du ferroviaire en France, malgré d’importants travaux d’infrastructures, il faudra attendre 2027 pour voir arriver les trains neufs Oxygène produites par l’espagnol CAF. Le taux d’occupation des trains de nuit atteint 75%, mais sans l’aide de l’Etat, il n’est pas possible de développer ce service qui est subventionné aux deux tiers. Pour une éventuelle réouverture de la ligne Paris – Berlin, «c’est l’Etat qui décide». En pleine finalisation du projet de loi-cadre sur les transports qui doit faire la part belle au ferroviaire pour décarboner ce secteur, un geste dans le bon sens serait bienvenu.



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