Acheminer un conteneur là où il n’existe aucune infrastructure : c’est là l’ambition de Natac, la navette aérienne de transport automatique de conteneurs imaginée par Voliris. Cet aéronef doit pouvoir transporter le contenu d’un caisson maritime standard sur 500 kilomètres dans des zones isolées, puis revenir à vide, sur des terrains simplement nivelés.
Pour concrétiser ce concept, Voliris s’est approché de Michelin Inflatable Solutions, qui l’épaule pour la mise en œuvre de son aile-enveloppe gonflable de 25000 m³, 80 mètres de longueur et 15 de hauteur. La machine, qui décollera comme un avion, fonctionnera en mode entièrement automatique, avec une trajectoire programmée dans des corridors aériens dédiés.
Une compatibilité à l’hydrogène encore lointaine
Michelin Inflatable Solutions planche sur les matériaux de l’enveloppe, avec un sous-traitant français, et sur les procédés d’assemblage de plusieurs milliers de mètres carrés de textile en garantissant la résistance mécanique, l’étanchéité à l’hélium puis à l’hydrogène, la tenue aux sollicitations des câbles de suspension et la stabilité de la géométrie.
Puisque Natac a été conçu pour être livré en kit dans dix conteneurs, l’enveloppe doit aussi pouvoir être entièrement pliée sans dégradation.
Vos indices

Le calendrier prévoit un démonstrateur à l’échelle 1/7e d’ici à 2027, puis une enveloppe complète à l’échelle 1, gonflée au sol à l’été 2028. Dans sa version finale, Natac sera entièrement compatible avec l’hydrogène, comme gaz porteur et carburant. Sur ce point, les deux entreprises ne s’avancent pas sur une date. #


