
C’est le développeur de ChatGPT qui a mené la première levée de fonds, évaluée à 850 millions de dollars, de ce concurrent de Neuralink. Les deux entreprises collaboreront notamment sur des “modèles scientifiques fondamentaux”, suivant l’objectif de Merge Labs de “faire le lien entre l’intelligence biologique et l’intelligence artificielle afin de maximiser les capacités, l’action et l’expérience humaines”.
Merge Labs est née de l’obsession d’un de ses cofondateurs, Sam Altman. Ce dernier croit que l’humain fusionnera bientôt avec les machines et a fondé, notamment avec ses acolytes Alex Blania et Sandro Herbig, une start-up spécialisée dans la recherche en interfaces cerveau-machine. Ce n’est donc pas un hasard si, cinq mois après le lancement de cette entreprise rivale de Neuralinkc’est OpenAI, le géant de l’intelligence artificielle (IA) dirigé par le même Sam Altman, qui a annoncé jeudi 15 janvier y avoir investi.
Collaboration sur des modèles scientifiques
Le communiqué du développeur de ChatGPT ne précise pas le montant injecté dans Merge Labs mais, d’après une source du média spécialisé TechCrunchil s’agirait de l’enveloppe la plus élevée dans le cadre d’une levée de fonds de 250 millions de dollars (environ 215 millions d’euros), pour une valorisation de 850 millions de dollars (environ 732 millions d’euros).
“Les interfaces cerveau-ordinateur constituent une nouvelle frontière importante. Elles ouvrent de nouvelles voies pour communiquer, apprendre et interagir avec la technologie. [Elles] permettront à chacun d’interagir de manière naturelle et centrée sur l’humain avec l’IA. C’est pourquoi OpenAI participe au tour de table initial de Merge Labs”justifie l’entreprise.
En plus du soutien financier apporté à la jeune pousse, OpenAI travaillera avec Merge Labs sur “des modèles scientifiques fondamentaux et d’autres outils de pointe afin d’accélérer les progrès”poursuit le communiqué. Celui-ci mentionne également les noms des trois autres cofondateurs de la start-up, les chercheurs Tyson Aflalo, Mikhail Shapiro et Sumner Norman.
“Éviter les implants dans le tissu cérébral”
Ensemble, ils ambitionnent “à long terme” de “faire le lien entre l’intelligence biologique et l’intelligence artificielle afin de maximiser les capacités, l’action et l’expérience humaines”explique Merge Labs dans sa toute première note de blog publiée jeudi sur son site Internet. Comme Neuralink, ils croient ainsi pouvoir bâtir des humains augmentés, “restaurer des capacités perdues, favoriser un état cérébral plus sain, approfondir nos liens les uns avec les autres et élargir notre imagination et notre créativité grâce à une IA avancée”.
Mais, à la différence de son concurrent soutenu par Elon Muskl’entreprise dit recourir à “des technologies entièrement nouvelles qui se connectent aux neurones à l’aide de molécules plutôt que d’électrodes, transmettent et reçoivent des informations à l’aide de modalités profondes telles que les ultrasons, et évitent les implants dans le tissu cérébral”. A terme, ses cofondateurs veulent commercialiser des “produits que les gens aiment”destinés dans un premier temps à des personnes malades ou handicapées, “puis pour faire progresser plus largement les capacités humaines”.


