
Le groupe autrichien d’emballage plastique et de recyclage annonce un chiffre d’affaires record de 5,2 milliards d’euros, en hausse de plus de 6% par rapport à 2024.
2025 a été «un exercice financier réussi», annonce sobrement l’autrichien Alpla dans un communiqué. Après une croissance de 4% de son chiffre d’affaires en 2024, il a enregistré une progression de 6,1% pour atteindre le niveau record de 5,2 milliards d’euros, contre 4,9 milliards en 2024 et 5,1 milliards en 2023. Une performance qu’il attribue à «des changements structurels stratégiques et des investissements importants, d’excellents résultats sur le continent américain ainsi que dans le segment de l’extrusion-soufflage». En parallèle, le groupe d’emballage plastique fait état d’une augmentation de l’effectif de 4,7%, avec 25500 salariés désormais, et de six nouvelles usines, ce qui porte le total de ses unités de production à 206.
Des marges sous pression
Cité dans le communiqué, Nicolas Lehner, le directeur commercial du groupe, pointe «des décisions stratégiques à long terme, des investissements ciblés et une planification rigoureuse axée sur la gestion des risques» pour expliquer cette progression. «Les marchés en croissance peuvent évoluer, la demande fluctuer et les coûts augmenter. Nous l’avons constaté en 2025, en particulier sur le marché des boissons et dans le secteur du recyclage, ce qui a des répercussions importantes sur l’ensemble de l’industrie. Il est donc primordial d’avoir un plan clair et de privilégier les avantages pour le client.» De citer plus précisément la mise en place de programmes de formation aux États-Unis et l’entrée sur le marché du recyclage en Amérique du Sud, le renforcement de la division moulage par injection AlplaInject par l’intégration de six sites KM Packaging, une présence accrue dans le secteur de l’emballage pharmaceutique et les perspectives prometteuses dans les solutions à base de fibres de Paboco et Blue Ocean Closures. Il ne masque pas cependant des marges sous pression «en raison de la hausse des coûts et de la faiblesse de la demande, notamment en Europe occidentale».
Année mitigée dans le recyclage
Un bémol toutefois dans ce bilan: l’année a été mitigée dans le recyclage, entre autres «en raison des procédures réglementaires au sein de l’Union européenne et des problèmes de prix persistants». «Les matières premières vierges sont bien moins chères que les matières recyclées. Face à la baisse de la demande et à la hausse des coûts, le risque d’importations de mauvaise qualité en provenance de pays tiers s’accroît. Si l’UE ne prend pas de mesures correctives, le règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages (PPWR) aura des conséquences néfastes», prévient-il. Alpla n’en entend pas moins rester un leader dans ce domaine. Le groupe se fixe ainsi un objectif de 30% de matériaux recyclés dans sa production d’ici à 2030. Aussi augmente-t-il sa capacité de traitement de 400000 à 700000 tonnes par an et investira-t-il 15 millions d’euros par an dans cette activité à partir de 2026.


