
Le seul candidat à la reprise de la start-up Naarea a retiré son offre mercredi 14 janvier, la veille d’une audience au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine). La pépite qui développait sa technologie de petit réacteur nucléaire a été placée en redressement judiciaire le 3 septembre dernier, et risque désormais la liquidation.
Naarea peut dire adieu au seul candidat à sa sauvegarde. Le groupe polonais et luxembourgeois Eneris a retiré son offre de rachat de la start-up tricolore du nucléaire, a-t-il fait savoir à plusieurs titres de presse mercredi 14 janvier. Cette décision survient la veille d’une audience au tribunal judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), et fait se profiler une liquidation judiciaire.
La start-up, qui a déjà levé 80 millions d’euros de fonds privés, développe un petit réacteur modulaire innovant (AMR) à neutrons rapides et sels fondus. Sa technologie lui avait en outre valu un soutien public de 10 millions de subventions du programme France 2030 décroché en 2022. Fondée en 2020, elle faisait ainsi partie des premières start-up tricolores du nouveau nucléaire à être soutenue par l’État. Elle s’est néanmoins retrouvée placée en redressement judiciaire le 3 septembre 2025, après s’être déclarée en cessation de paiement fin août.
Malgré ses problèmes de trésorerie, Naarea voulait poursuivre ses travaux de recherche et continuer de payer ses 200 collaborateurs. La jeune pousse préparait également une nouvelle levée de fonds « de plusieurs centaines de millions d’euros», expliquait son directeur financier Guilhem Plane à L’Usine Nouvelle en septembre. Celle-ci était attendue initialement en fin d’année 2025.


