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Dans le choix d’un fournisseur cloud, le prix et la performance relégués au second plan

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Lu il y a 4 minutes



Le renforcement de la sécurité des données est le premier critère de choix d’un fournisseur de cloud pour les agents du secteur public. Juste derrière, la protection contre les lois extraterritoriales s’impose comme un impératif stratégique.

Pour les agents publics, la sécurité des données est le critère déterminant du choix d’un fournisseur de cloud. C’est le principal enseignement du baromètre de NuméroSpotl’offre de cloud issue de l’alliance entre Docaposte, Bouygues Telecom, Dassault Systèmes et la Banque des Territoires.

Cette étude a été menée en ligne du 7 avril au 3 juillet 2025, auprès de 257 agents du numérique et de l’innovation dans les 3 fonctions publiques et décideurs publics. La majorité des répondants à l’enquête (63%) appartiennent à l’administration d’État, notamment dans des fonctions stratégiques : Direction des systèmes d’information (21%), Direction numérique (18%), secrétariat général (16%).

La sécurité des données en tête

Dans le détail, la sécurité des données arrive en tête, citée par 71% des répondants. En deuxième position, c’est la non-exposition aux lois extraterritoriales, telles que le CLOUD Act, cette loi qui permet aux autorités américaines d’accéder aux données stockées dans les data centers de providers américains, quelle que soit leur localisation dans le monde.

La certification SecNumCloud, un label de sécurité délivré par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), complète ce socle juridique. Elle constitue un véritable label de confiance pour les acteurs publics, selon le baromètre.

Ce trio de tête – sécurité des données, indépendance juridique et certification nationale – semble montrer que le cloud n’est plus vu comme un produit technologique mais comme une infrastructure stratégique de souveraineté, souligne le rapport.

Innovation et coût relégués au second plan

Ce n’est qu’ensuite que viennent les critères historiquement centraux. L’accès aux dernières innovations technologiques est cité par 35% des répondants, à égalité avec la réduction des coûts.

L’actionnariat du fournisseur, cité par 29% des personnes interrogées, prolonge cette logique. Le fait qu’un acteur soit détenu à 100% par des intérêts français est un critère de confiance.

Autre point, plus mineur : les considérations environnementales qui sont citées par 25% des répondants. Enfin, l’élasticité du cloud – la capacité d’une infrastructure cloud à s’adapter automatiquement et presque instantanément à la demande – n’est jugée prioritaire que par 21% des personnes.

Une stratégie d’hybridation

Indépendamment de la question des critères de choix, le baromètre montre que le cloud est désormais largement entré dans les pratiques. Près de trois quarts des répondants hébergent déjà plus de 50% de leurs charges de travail dans le cloud. Ensuite, il met en évidence une forte logique d’hybridation : un tiers des organisations ont une stratégie hybride, combinant cloud privé et cloud public.

Autre enseignement : le cloud est perçu comme un accélérateur direct de l’intelligence artificielle dans le secteur public. L’accélération de l’usage de cette technologie fait partie de toutes premières priorités, au même niveau que la modernisation des systèmes d’information.

Le baromètre révèle enfin une évolution du rôle des DSI et des décideurs numériques. Ils ne sont plus seulement des acheteurs de technologies mais aussi des arbitres de risques juridiques, géopolitiques et industriels.



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