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Yona Robotics veut mettre à profit 10 ans de recherches de l’Inria sur le véhicule autonome dans la robotique

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Lu il y a 5 minutes



Yona Robotics valorise dans le secteur de la robotique des recherches de l’Inria sur le véhicule autonome. L’objectif : proposer un logiciel pour la perception et la navigation autonome dans la robotique.

Pour se déplacer, encore faut-il percevoir son environnement. Une brique technologique essentielle pour l’autonomie des robots. C’est pourquoi Yona Robotics a vu le jour. La start-up basée à Grenoble (Isère) cherche à valoriser des recherches menée par l’Inria depuis 10 ans sur le véhicule autonome mais dans le domaine de la robotique. «Un marché plus mature avec une vraie demande», explique le cofondateur David Gualino.

La start-up propose un logiciel combinant un système de perception de l’environnement et une capacité de navigation autonome dans des environnements complexes et dynamiques. Un logiciel performant, robuste et sûr, selon la start-up.

De la fusion des données en temps réel

«La navigation en environnement dynamique consiste d’abord à identifier et traquer tous les objets dynamiques et à prédire leur trajectoire», explique David Gualino. Le véhicule ne considère pas ces objets comme statiques par défaut et anticipe leurs mouvements. Un autre avantage de la technologie proposée par Yona Robotics : le robot peut estimer la forme du sol en temps réel et différencier les sols en pente des véritables obstacles. Il peut donc «naviguer sur n’importe quel terrain», affirme David Gualino. Et grâce à des éléments de navigation contextuelle, le robot adapte son comportement à la nature des objets rencontrés. Une force en vue de favoriser l’acceptabilité des robots autonomes puisqu’ils adoptent un comportement différent à l’approche des humains.

Pour parvenir à ces résultats, Yona Robotics fait de la fusion de données provenant de multiples capteurs. C’est ici que réside le cœur technologique développé par l’Inria. «Le système donne un niveau de confiance aux données issues de chaque capteurs, puis fusionne ces informations pour obtenir une représentation unique», détaille le cofondateur. Peu importe le type de capteurs, leur marque et leur nombre. Yona Robotics doit simplement connaître le modèle du robot (sa taille et sa forme) et où sont positionnés les capteurs. Et ses algorithmes peuvent instantanément faire face à la perte d’un capteur. «Chaque application nécessite des capteurs plus ou moins diversifiés, ajoute David Gualino. Et nous pouvons aider les fabricants de robots ou leurs usagers à les choisir et les positionner selon l’application visée.»

Un logiciel certifiable

Yona Robotics promet un logiciel certifiable : «Notre approche est basée sur une IA symbolique, ce sont des normes mathématiques explicables et certifiables», affirme David Gualino. Cette IA symbolique est enrichie avec une approche d’apprentissage profond (deep learning). Par exemple, la reconnaissance d’objet comporte une surcouche d’apprentissage profond pour enrichir l’approche avant tout géométrique et symbolique. Les deux technologies sont «hybridées pour profiter du meilleur des deux», résume David Gualino.

De la robotique aux drones

«Le marché de la robotique autonome est en train de se consolider et de s’organiser», analyse David Gualino. En fondant Yona Robotics il anticipe «un marché plus complètement vertical» au sein duquel les fabricants de robots s’appuient sur des fournisseurs spécialisés, notamment pour les briques de navigation autonome complexes à développer. La start-up s’adresse tout particulièrement aux PME qui n’ont pas les moyens d’avoir une R&D active pendant plusieurs années sur différents sujets.

Cela peut-être des fabricants de robots qui souffrent de limites dans les performances de ces derniers comme les robots d’intralogistiques cantonnés à des zones sécurisées ou de nouveaux entrants dans la robotique. Certains fabricants qui proposent des machines mobiles uniquement manuelles ou télé-opérables peuvent avoir envie d’ajouter une brique d’autonomie. C’est le cas de Minitrucks Robotics et ses chariots pour le transport de charges lourdes et volumineuses.

Ce logiciel peut aussi «convenir aux drones», ajoute David Gualino. Mais avec ses onze employés, Yona Robotics préfère se concentrer sur un premier segment et prouver sa maturité technologique. Un client déploie sa solution et la start-up mène des discussions avec près d’une dizaine d’industriels. Mais pour poursuivre ses développements, Yona Robotics cherche à lever des fonds courant 2026.



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