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Pas besoin des syndicats ? 40% des salariés français pensent pouvoir défendre leurs intérêts sans l’aide de personne

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Lu il y a 3 minutes



Les salariés français sont 51% à considérer que leurs représentants du personnel traduisent bien leurs aspirations auprès de leur direction, selon des chiffres publiés par le ministère du Travail jeudi 8 janvier. L’image des syndicats s’améliore aussi, mais les salariés sont aussi plus nombreux à se penser en mesure de défendre seuls leurs intérêts.

La confiance des salariés français dans leurs instances représentatives et les syndicats s’est renforcée, pointe une étude de la Direction de l’animation de la recherche des études et des statistiques (Dares), qui dépend du ministère du Travail. Selon les chiffres parus jeudi 8 janvier, une petite majorité des 30000 employés du secteur privé estiment désormais que les représentants du personnel traduisent bien leurs aspirations en 2023.

Interrogés en 2023, ils sont 51%, contre 46% en 2017, date de la précédente enquête. Ils sont également 41% à juger que «les syndicats jouent un rôle irremplaçable dans leur représentation», contre 37% en 2017 : pas de majorité donc, mais là aussi une confiance croissante, alors que l’enquête s’est déroulée pendant le mouvement social contre la réforme des retraites. «Plus la taille de leur établissement est importante, plus les salariés jugent les syndicats irremplaçables», remarque encore la Dares. Les salariés d’entreprises de plus de 500 personnes sont presque deux fois plus susceptibles de formuler cette opinion que ceux d’entreprises avec des effectifs de 50 à 100 personnes.

Les jeunes et les cadres veulent se défendre eux-mêmes

Cette confiance accordée aux instances représentatives n’empêche pas les salariés d’être 40% à se penser en mesure de défendre directement leurs intérêts, contre 34% six ans plus tôt. Si l’étude note que les profils socio-démographiques influencent peu les réponses au globale, les salariés de 30 ans ou moins, et les cadres estiment plus souvent être en mesure de se défendre eux-mêmes. Ces derniers ont en revanche une perception plus positive de la capacité des représentants du personnel à influencer les décisions de l’entreprise.

La jeune génération se distingue également comme «plus sceptiques que la moyenne sur le ‘’rôle irremplaçable’’ des syndicats», signale la Dares. Les cadres sont quant à eux légèrement plus critiques du comportement des syndicats : ils sont 33% à estimer qu’ils font passer leurs mots d’ordre et intérêts avant ceux des salariés, contre 29% de l’ensemble des interrogés.



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