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Dans son étude sur la composition des poubelles en France métropolitaine en 2023, l’Ademe constate une baisse de la quantité d’ordures ménagères résiduelles dans les bacs « gris » mais 32% sont des emballages qui auraient dû être jetés dans le bac jaune ou les colonnes d’apport volontaire.

Publiée avant les fêtes de fin d’année, l’édition 2025 de l’étude Modecom (mode de caractérisation des ordures ménagères) réalisée par l’Agence de la transition écologique (Ademe) est passée relativement inaperçue. Pourtant, elle révèle une dynamique encourageante, « mais aussi un potentiel majeur : réduire durablement la production de déchets, améliorer encore le tri à la source et renforcer les filières de réemploi », selon Roland Marion, directeur de l’économie circulaire au sein de l’agence publique.

-17% d’emballages et papiers dans le bac gris

Cette analyse sur « la collecte des déchets par le service public » montre, en effet, que, en France métropolitaine en 2023, 14,7 millions de tonnes d’ordures ménagères résiduelles (OMR) ont été produites, soit 223,5 kg par habitant et par an, ce qui représente une baisse de 11,5% par rapport à 2017 et de près d’un tiers depuis 2007. Les déchets collectés séparément, c’est-à-dire, entre autres, les papiers, les emballages ménagers, le verre, les biodéchets, les encombrants, etc., et ceux apportés en déchèterie ont augmenté de plus de 20% sur la même période. Les biodéchets retrouvés dans la poubelle grise ont diminué de 10% par rapport à 2017 et les emballages et papiers, de 17,2%, en raison de l’amélioration du tri et d’une évolution des pratiques de consommation.

Evolution des usages

Cependant, 69% des OMR n’ont pas leur place dans ces bacs puisqu’ils contiennent 32% de biodéchets, 27% d’emballages et papiers (soit 59,4 kg par habitant), 5% d’emballages en verre (10,6 kg) et 5% de déchets faisant l’objet d’une autre collecte, tels le textile, les appareils électroménagers, les médicaments… Dans ce gisement, les papiers diminuent, du fait de la numérisation des usages, tandis que les contenants en carton et en plastique augmentent, « reflet à la fois de nouveaux modes de consommation et de la généralisation du tri à l’ensemble des emballages » pour l’Ademe. « Ces éléments montrent que les Français trient mieux et davantage qu’auparavant », se félicite l’agence.

Marges d’amélioration structurantes

Pour autant, le bilan pourrait être meilleur encore, puisque 19% des déchets jetés dans la poubelle jaune, soit 10,1 kg par habitant sur un total de 52,8 kg, sont encore non conformes. En outre, 75% des déchets présents dans les bennes de tout-venant dans les déchèteries relèvent de filières à responsabilité élargie du producteur (REP). Cela « traduit des marges d’amélioration structurantes, en conclut l’Ademe. Un meilleur tri à la source permettrait une meilleure valorisation des déchets. Par ailleurs, une partie de ces déchets pourrait être évitée par des actions de prévention. »



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