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Après OpenAI, Anthropic accélère dans la santé avec une kyrielle d’outils dédiés greffés à Claude

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Lu il y a 6 minutes



Claude monte en compétences. Après la finance et la défense, Anthropic compte faire de son chatbot un véritable assistant dans le domaine de la santé, au cœur de la relation entre patients et soignants.

C’est un domaine qui attise autant les désirs que les rivalités dans le secteur technologique, et plus précisément au sein des acteurs de l’intelligence artificielle. La santé est devenue, ces derniers mois, une obssession pour certaines, à l’instar de Google, Microsoft ou encore OpenAI. Et Anthropic n’y échappe pas : en octobre dernier, la start-up annonçait “Claude pour les sciences de la vie”, l’idée étant d’améliorer ses modèles d’IA pour les adapter au domaine des sciences et faire de Claude l’assistant personnel de scientifiques, cliniciens, et d’autres métiers liés. Aujourd’hui, la start-up de Dario Amodei va plus loin et annonce “Claude pour la santé”.

Concrètement, il s’agit d’un ensemble complémentaire d’outils et de ressources permettant aux professionnels de santé, aux tiers-payants et aux patients d’utiliser Claude à des fins médicales via des produits compatibles HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act, loi fédérale américaine, adoptée en 1996, qui encadre la protection des données de santé personnelles).

Une série de connecteurs aux bases de données nationales

A cela s’ajoutent plusieurs connecteurs à des plateformes scientifiques traitant aussi bien des sujets de la gestion des essais cliniques que des opérations réglementaires. Claude peut ainsi extraire des données depuis des systèmes et bases de données standards du secteur, incluant la base de données de couverture des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS), la Classification internationale des maladies, 10e révision (CIM-10) ainsi que le registre National Provider Identifier (NPI).

Parmi les connecteurs se trouvent également Medidata, fournisseur majeur de solutions d’essais cliniques, ClinicalTrials.gov, le registre américain des essais cliniques, ToolUniverse, une bibliothèque de plus de 600 outils scientifiques validés, bioRxiv et medRxiv, serveurs de prépublications en sciences de la vie ou encore Owkin, dont l’agent Pathology Explorer analyse les images tissulaires pour détecter les cellules et cartographier les tumeurs.

Avec, Claude peut rechercher les codes de diagnostic et de procédures afin de soutenir le codage médical, la précision de la facturation et la gestion des sinistres. Les données proviennent du CMS et des Centers for Disease Control and Prevention (CDC). De même, l’IA peut aider à la vérification des professionnels, à l’accréditation, à la gestion des annuaires de réseaux et à la validation des demandes de remboursement.

Claude Opus 4.5, modèle de référence sur les sujets liés à la santé

Anthropic explique avoir rendu cela possible grâce aux dernières recherches et améliorations faites en matière d’IA, notamment avec son modèle Claude Opus 4.5. Plus performant sur les sujets liés à la santé, le médical, la biologie, il est également plus honnête et moins sujet aux hallucinations.

Parmi les usages concrets en santé et en sciences de la vie évoqués par Anthropic, la possibilité d’accélérer les demandes d’autorisation préalable pour permettre aux patients d’accéder plus rapidement à des soins vitaux, l’amélioration de la coordination des soins afin d’alléger la charge des soignants, et faciliter les démarches réglementaires pour accélérer la mise sur le marché de médicaments essentiels.

Rivaliser avec OpenAI

Hasard du calendrier ou non, son plus proche concurrent OpenAI a fait part d’une annonce similaire la semaine dernière avec ChatGPT Santé, un chatbot directement connecté aux dossiers médicaux de ses utilisateurs. Pour l’heure réservé à “un petit groupe d’utilisateurs pilotes” qu’on peut tenter de rejoindre via une liste d’attente, ce service devrait être rendu “disponible pour l’ensemble des utilisateurs sur le web et iOS dans les prochaines semaines”, annonce l’entreprise de Sam Altman.

Aux États-Unis, les abonnés Claude Pro et Max peuvent autoriser Claude à accéder dès à présent à leurs résultats d’analyses et dossiers médicaux. Les connecteurs HealthEx et Function sont disponibles en bêta dès aujourd’hui, tandis que les intégrations Apple Health et Android Health Connect sont déployées cette semaine en bêta via les applications iOS et Android de Claude.

Les patients gardent le contrôle sur leurs données

Une fois connecté, Claude peut résumer l’historique médical, expliquer les résultats d’examens en langage clair, détecter des tendances dans les données de santé et de forme physique, et préparer des questions pour les rendez-vous médicaux.

Anthropic soutient que ce sont les utilisateurs qui choisissent précisément quelles données sont partagées. De même, ils doivent donner leur consentement explicite et peuvent modifier ou révoquer l’accès à tout moment. Les données de santé ne sont pas utilisées pour entraîner ses modèles, assure l’entreprise.



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