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Le ministère des Armées poursuit son offensive dans l’IA générative en se tournant vers la start-up française Mistral

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Lu il y a 4 minutes



Le ministère des Armées et Mistral AI ont noué un contrat-cadre d’une durée de trois ans. L’objectif est de faciliter le recours aux modèles et solutions de la start-up française de l’IA générative, autant pour des cas d’usages du personnel administratif que pour les armées.

Le ministère des Armées poursuit son offensive dans l’intelligence artificielle (IA). L’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense (Amiad) a annoncé le 8 janvier avoir noué un contrat-cadre avec Mistral AI pour une durée de trois ans et un montant non communiqué.

L’objectif ? Faciliter et accélérer le recours aux modèles, logiciels et autres prestations de la start-up française de l’IA générative par les armées, directions et services du ministre des Armées et autres organismes sous tutelles. Le contrat s’étend donc à des organismes comme le CEA, l’Onera et le Shom (service hydrographique et océanographique de la marine). Les solutions de Mistral peuvent ainsi renforcer des outils de soutien administratif ou améliorer des usages liés aux besoins des armées.

Transcription, traduction, analyse de documents

Du côté de Mistral, ce contrat cadre va permettre d’éprouver ses solutions sur des applications concrètes et de personnaliser ses modèles avec des données de l’armée dans un cadre sécurisé. Car le ministère s’est doté d’un supercalculateur capable de traiter des données classifiées en très grand nombre, inauguré en septembre 2025. Celui-ci, comme l’accord avec Mistral, s’inscrit dans le cadre de la stratégie ministérielle pour l’IA de défense lancée en mars 2024 et ayant conduit à la création de l’Amiad.

A l’époque, la création d’un agent conversationnel afin d’offrir au personnel du ministère des outils bureautiques optimisés, comme la synthèse de documents, était clairement identifié… avec l’idée d’éviter que les agents se tournent vers des outils grands publics et non sécurisés. Dès la fin de l’année 2024, le ministère a donc ouvert aux 60000 membres de l’administration et de l’Etat-major sa plateforme d’IA générative GenIAI.intradef. Cette dernière comprend un agent conversationnel ainsi que des outils de traduction, de synthèse de documents, de transcription pour les enregistrements, de génération d’images.

Les modèles propriétaires de Mistral vont-ils renforcer cette plateforme ? Dans le cadre de cet accord, l’Amiad précise seulement viser des domaines comme la transcription, la traduction, l’aide à l’analyse de documents et de leurs contenus ou l’amélioration de modèles. Au-delà, l’Amiad mène de nombreux projets. Elle a par exemple dévoilé un outil d’IA pour aider les analystes en guerre acoustique de l’armée. Plus communément appelés les oreilles d’or, ces analystes examinent l’ensemble des bruits captés en mer pour déterminer s’il s’agit d’un bateau de commerce, d’un navire militaire ou d’un drone.

D’autres cas d’usages sont identifiés, comme le développement d’algorithmes pour améliorer le guidage des obus tirés par les canons Caesar. Si l’IA peut améliorer un outil, l’Amiad entend se pencher dessus.



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