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En 2025, EDF augmente (encore) sa production d’électricité nucléaire mais observe un retour à la normale pour l’hydraulique

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Lu il y a 4 minutes


En France, la production nucléaire d’EDF a progressé de 3,1% en 2025 pour atteindre 373 TWh, ce qui tend à prouver que la page du phénomène de corrosion de contrainte est tournée. Les barrages hydrauliques du groupe ont en revanche vu leur production diminuer de 15,8 % sur un an, en raison d’une pluviométrie inférieure à celle, exceptionnelle, enregistrée en 2024.

EDF commence l’année 2026 de la meilleure des manières : avec un bilan 2025 favorable. Sur son site internet, l’énergéticien indique que ses réacteurs nucléaires, qui assurent entre 60% et 70% du mix électrique tricolore, ont produit 373 TWh au cours des douze derniers mois, soit 3,1% de plus qu’en 2024.

Le groupe explique cette hausse par «la bonne disponibilité des réacteurs en fonctionnement, des arrêts de tranche bien maîtrisés et toujours une forte modulation» mais aussi par «la mise en œuvre du programme Start 2025», qui vise à améliorer l’efficacité opérationnelle de la maintenance.

EDF avait anticipé ces bons résultats : mi-octobre, il avait rehaussé ses prévisions, visant entre 365 et 375 TWh. La fourchette initiale, qui vaut d’ailleurs officiellement toujours pour les années 2026 et 2027, s’étendait entre 350 et 370 TWh. Défendu par le PDG Bernard Fontana, l’objectif de 400 TWh par an à partir de 2030 reste à ce jour d’actualité, même si la Commission de régulation de l’énergie se montre beaucoup moins optimiste, anticipant une moyenne annuelle à 358 TWh sur la période 2029-2031.

Lourd programme de maintenance au Royaume-Uni

Le géant du nucléaire peut en tout cas se réjouir d’une production 2025 en France 33,7% supérieure à celle de 2022, la pire depuis 30 ans. L’industriel avait été contraint de mettre à l’arrêt plus de la moitié de ses réacteurs à cause de problèmes de corrosion sous contrainte observée sur des tuyauteries. Outre l’impact sur la sécurité du réseau français, ces défauts ont également plombé les résultats financiers d’EDF. Dans un rapport concernant la maintenance du parc nucléaire, publié mi-novembre, la Cour des comptes chiffre la perte d’exploitation engendrée par ce phénomène à 38,4 milliards d’euros de 2021 à 2024. Le groupe affiche quant à lui une estimation légèrement inférieure, à 34,4 milliards d’euros.

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Au Royaume-Uni, la situation s’avère moins reluisante, puisque la production nucléaire d’EDF a chuté de 11,7% (32,9 TWh) par rapport à 2025, et même de 24,5% par rapport à 2022. Sur son site, le groupe justifie cette baisse par «des incidents sur les vannes à vapeur impactant la production à Hartlepool et Heysham 1 en 2024 et un important programme de maintenance et des arrêts en 2025».

Un parc hydraulique bientôt modernisé

En ce qui concerne son parc hydraulique, EDF doit faire le deuil de la pluviométrie exceptionnelle de l’année 2024. En 2025, sa production a chuté de 15,8% pour s’établir à 42,6 TWh, soit un résultat proche de la moyenne observée ces dernières années. En revanche, le groupe peut se réjouir des 6 TWh de production issue de ses stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), un record surpassant de 0,4 TWh celui de 2014. Le gouvernement ayant annoncé fin août avoir conclu un «accord de principe» avec la Commission européenne censé mettre fin aux contentieux sur le régime des concessions des barrages hydroélectriques français, tout porte à croire que la production hydraulique d’EDF pourrait croître de manière significative à moyen terme. Bernard Fontana envisage déjà de dépenser 4,5 milliards d’euros pour remettre ses barrages à niveau dans les prochaines années.



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