A Mâcon (Saône-et-Loire), l’entreprise Vouillon finalise un investissement de 8 millions d’euros avec sa nouvelle usine de fabrication de structures à ossature bois pour la construction. Pleinement opérationnel en janvier, ce site résulte de choix stratégiques et d’ouverture à de nouveaux marchés qui devraient doubler l’activité.
Pour répondre à son besoin d’espace et accompagner le développement de son activité de fabrication de structures ossatures bois pour la construction, l’entreprise Vouillon achève de s’installer dans une nouvelle usine à Mâcon (Saône-et-Loire). Grâce à un investissement de huit millions d’euros, soutenu à hauteur de 700000 euros par France 2030, la PME qui réalise un chiffre d’affaires de six millions d’euros, s’est dotée d’un outil de production plus performant. «Nous prévoyons une hausse d’activité jusqu’à ce qu’elle double d’ici à six ans, soit un rythme de 10 à 15% par an. La fabrication hors site réduit les temps de construction, améliore la sécurité et diminue l’empreinte carbone du secteur de la construction», justifie Éric Fumat, dirigeant de la société.
Alors que la PME est très implantée sur le marché de la charpente traditionnelle pour les maisons individuelles, elle s’ouvre de plus en plus au marché du tertiaire, des collectivités et du résidentiel collectif. «Les maisons individuelles qui représentaient 80% de notre chiffre d’affaires sont descendues à 50%», complète le chef d’entreprise.
Une surface de production doublée
En janvier, l’entreprise a définitivement quitté les 2000 mètres carrés de bâtiment qu’elle occupait à Trambly (Saône-et-Loire) pour déménager dans les 5500 mètres carrés de son nouveau site. Elle y a installé ses bureaux et ses activités dans deux halls. Le premier accueille la fabrication des façades et des murs en ossature bois et compte deux lignes de production ; l’ancienne qui a déménagé et une nouvelle. «Nous avons une ligne complète de 65 mètres de long avec cinq stations : une activité de cadrage pour assembler les éléments de bois, une autre tournée vers la pose des films pour protéger le bois de la pluie et de l’humidité, une consacrée à l’isolation, une quatrième pour le contreventement afin de fixer les panneaux à ossature bois sur la structure et une dernière station de finition pour finaliser l’étanchéité», détaille Éric Fumat pour présenter ce premier hall.
Cet espace a également profité de l’installation d’un robot dépileur de panneaux qui alimente les lignes en matière première. Les palettes contiennent 80 à 90 panneaux pouvant atteindre quatre mètres carrés. «Ce robot aspire le panneau pour le positionner sur la ligne de fabrication. Nous avons également mis en place des racks de stockage de matière première avec 4000 mètres de linéaire», précise Éric Fumat. En complément, le second hall se dédie à la charpente avec trois machines de taille à commande numérique. «Nous avons investi dans la sécurité et la qualité de travail des équipes, avec un système d’aspiration plus performant des copeaux et poussières.» Le dirigeant prévoit de compléter son investissement avec une enveloppe de 200000 à 300000 euros en fin d’année 2026 ou début 2027 pour aménager une fosse de bardage afin de faciliter le travail sur les murs en les positionnant à la verticale, tout en profitant d’un équipement automatisé.
Une localisation plus pertinente
En débutant son activité à Mâcon, l’entreprise Vouillon entend également profiter de la localisation stratégique de sa nouvelle usine. « Nous sommes au croisement de l’A6, d’un côté, et de l’A40 avec la RN79, de l’autre. En amont, nous pouvons aisément nous approvisionner en bois dans le Jura, en Saône-et-Loire ou en Savoie. La logistique aval envoie nos structures du sud de l’Île-de-France à la région PACA en passant par le Centre, la Bourgogne-Franche-Comté et la région Rhône-Alpes.»
Depuis Mâcon, le fabricant d’ossatures bois espère aussi trouver plus aisément de la main-d’œuvre et des talents. Avec cet investissement, la PME de 30 salariés recrute une dizaine de personnes, mais prévoit de renforcer ses équipes d’une quinzaine de collaborateurs supplémentaires d’ici à 2030.
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