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Tirer parti de la technologie, y compris l’IA, pour combler le déficit de ressources, d’expérience et d’exposition

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Lu il y a 7 minutes



Alors que les budgets de la défense se resserrent et que les exigences opérationnelles continuent de croître, la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) est confrontée à un défi familier mais de plus en plus aigu : comment maintenir l’excellence en matière de prise de décision, la préparation opérationnelle et l’agilité stratégique dans une ère de ressources limitées. Un nombre croissant de recherches suggèrent que l’intelligence artificielle générative (GenAI), si elle est appliquée de manière responsable, pourrait devenir un outil essentiel pour relever ce défi.

Des travaux universitaires récents sur l’impact de GenAI mettent en évidence comment les systèmes de commandement et de contrôle (C2) basés sur l’IA peuvent augmenter le jugement humain, améliorer la connaissance de la situation et soutenir la planification adaptative – des capacités particulièrement pertinentes pour le contexte militaire de l’Afrique du Sud. Contrairement aux forces technologiquement dominantes avec une exposition opérationnelle étendue et des exercices fréquents à grande échelle, la SANDF doit souvent opérer avec des opportunités limitées de déploiements soutenus, d’entraînement en direct et d’exercices conjoints. Cette réalité risque de créer un manque d’expérience et de visibilité pour les commandants actuels et futurs.

L’art opérationnel, pont entre stratégie et tactique, s’appuie traditionnellement largement sur l’expérience accumulée, l’intuition et la formation militaire professionnelle. Cependant, les opérations modernes, notamment la lutte contre le terrorisme, la protection des frontières, le soutien de la paix et la sécurité maritime, se caractérisent par leur complexité, leur surcharge d’informations et leur évolution rapide. Les systèmes C2 compatibles GenAI offrent un moyen de compenser partiellement ces pressions en fournissant aux commandants des outils avancés d’aide à la décision capables d’analyser de vastes ensembles de données, de générer plusieurs plans d’action et de simuler des résultats potentiels dans diverses conditions.

Pour la SANDF, il s’agit moins d’une recherche de nouveauté technologique que d’une amélioration pragmatique des capacités. Les systèmes GenAI peuvent fusionner des renseignements provenant de sources disparates – telles que le renseignement électromagnétique, les informations open source, les données de capteurs et les rapports opérationnels – pour créer une image plus cohérente de l’environnement opérationnel. Cela améliore la connaissance de la situation pour les commandants qui ne bénéficient peut-être pas d’une exposition opérationnelle répétée dans des contextes similaires.

Peut-être plus important encore, GenAI peut soutenir un apprentissage et une prise de décision accélérés. En générant des scénarios opérationnels réalistes et en simulant le comportement de l’adversaire, les systèmes basés sur l’IA peuvent être utilisés pour compléter la formation et les exercices qui sont souvent limités par le financement et la logistique. Les commandants et les officiers d’état-major peuvent être exposés à un plus large éventail de défis opérationnels plausibles grâce à des environnements synthétiques, ce qui leur permet de répéter leurs décisions, d’en explorer les conséquences et d’affiner leur jugement sans le coût des déploiements sur le terrain à grande échelle.

Dans les opérations antiterroristes, une préoccupation persistante dans la région, le C2 activé par GenAI pourrait aider en identifiant les modèles émergents, en prédisant les actions probables de l’adversaire et en soutenant la coordination des forces de renseignement, de surveillance et de réponse. Il est important de noter que ces systèmes ne sont pas destinés à remplacer les décideurs humains. Au lieu de cela, ils fonctionnent comme des amplificateurs cognitifs, aidant les commandants à prendre des décisions plus éclairées tout en conservant leur responsabilité, leur jugement éthique et leur contrôle.

Du point de vue de l’ingénierie et de la planification de la défense, cette approche correspond bien au besoin de l’Afrique du Sud de capacités résilientes, adaptables et rentables. Les systèmes C2 compatibles GenAI peuvent être conçus pour fonctionner dans des environnements dégradés, prendre en charge des opérations conjointes et interinstitutionnelles et s’intégrer aux plates-formes existantes plutôt que de nécessiter un remplacement complet des systèmes existants. Cela les rend particulièrement adaptés à une force de défense qui doit faire plus avec moins.

Il existe bien sûr des risques et des limites. Les systèmes d’IA dépendent de la qualité des données, sont vulnérables aux cybermenaces et peuvent introduire de nouveaux défis en matière de confiance, de transparence et de responsabilité. Toute adoption au sein de la SANDF devrait être guidée par une gouvernance solide, des règles claires de contrôle humain et un alignement sur les valeurs et les cadres juridiques nationaux. L’éducation et la formation seront également essentielles pour garantir que les commandants comprennent à la fois les points forts et les limites de la prise de décision basée sur l’IA.

Néanmoins, l’opportunité stratégique est claire. En tirant parti de GenAI dans le cadre d’une approche plus large d’équipe homme-machine, la SANDF pourrait renforcer son art opérationnel malgré des ressources limitées. Le C2 basé sur l’IA offre un moyen de préserver les connaissances institutionnelles, de soutenir les commandants moins expérimentés et de maintenir la supériorité décisionnelle dans les opérations complexes, sans compter uniquement sur des déploiements coûteux ou une exposition opérationnelle étendue.

À une époque où la technologie façonne de plus en plus la nature des conflits, la question pour l’Afrique du Sud n’est pas de savoir si elle peut rivaliser à grande échelle avec les grandes puissances militaires, mais si elle peut innover intelligemment. GenAI, appliqué avec discipline et détermination, peut offrir une voie pratique pour combler le manque de ressources, d’expérience et d’exposition, garantissant ainsi que les commandants sud-africains restent des décideurs efficaces dans un environnement de sécurité de plus en plus exigeant.



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