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La France bat son record d’exportation d’électricité en 2025, pour la deuxième année consécutive

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Lu il y a 3 minutes



La France a signé un nouveau record d’exportation d’électricité en 2025, a annoncé RTE vendredi 2 janvier, établi à 92,3 TWh. Réalisé en 2024, le précédent record avait permis de dépasser un niveau atteint pour la dernière fois… en 2002.

Pour la deuxième année consécutive, l’Hexagone a battu en 2025 son record d’exportation d’électricité, que RTE chiffre à 92,3 térawattheure (TWh) dans ses premières estimations, publiée vendredi 2 janvier. En 2024, son solde exportateur s’élevait déjà à 89 TWh, battant le précédent record de 76 TWh réalisé plus de vingt ans auparavant, en 2002. «Les exports contribuent positivement à la balance commerciale de la France», se félicite Thomas Veyrenc, directeur exécutif en charge de la stratégie, de l’économie et de la finance du groupe, «le différentiel de prix avec les pays voisins se creusant en faveur de l’Hexagone, ils génèrent plus de revenus que l’an passé.»

Les principaux importateurs d’électricité française ont été l’Italie, vers laquelle ont été exportés 26,3 TWh en 2026, et l’Allemagne et la Belgique, qui ont reçu 26,2 TWh. Suivent la Grande-Bretagne et la Suisse. La France a ainsi été «massivement exportatrice vers l’ensemble de ses voisins, à l’exception de l’Espagne, avec laquelle le solde des échanges a été proche de l’équilibre», autour de 7,5 TWh, précise le gestionnaire du réseau électrique français.

Le symptôme d’un retard de l’électrification

Quant à la production d’électricité, celle-ci s’est établie à 544 TWh en 2025, en légère croissance de 1% par rapport à 2024. «Elle retrouve ainsi son niveau moyen antérieur aux crises sanitaire et énergétique», note RTE.

La consommation est, elle aussi, restée stable, s’établissant environ à 449 TWh. Elle «demeure inférieure, pour la troisième année consécutive, d’environ 6% à ses niveaux de la période 2014-2019 : la consommation d’électricité du pays n’est donc pas alignée sur ses objectifs de décarbonation et de réindustrialisation», a pointé RTE. «Les effets de la crise persistent, l’efficacité énergétique continue de se diffuser, l’électrification n’est pas encore lancée à l’échelle», a ajouté Thomas Veyrenc, commentant ces chiffres sur Linkedin.



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