
La Brasserie de Saint-Omer investit 2 millions d’euros dans onze nouvelles cuves de stockage. Un renforcement stratégique qui doit apporter davantage de souplesse à la production et accompagner la diversification des recettes, notamment à l’export.
Dans le Pas-de-Calais, la Brasserie de Saint-Omer accroît ses capacités de stockage de bière prête à être conditionnée. Onze nouvelles cuves de stockage, mesurant jusqu’à 14 mètres de haut et pesant près de 16 tonnes, permettront d’augmenter la capacité de stockage de 200000 hectolitres, portant le potentiel annuel à 3,7 millions d’hectolitres. Neuf cuves ont été installées début décembre 2025, et les deux autres doivent être livrées début 2026, pour un montant de 2 millions d’euros, dont «une bonne partie» consacrés au levage du matériel, l’usine étant située en plein centre-ville.
«Nous pourrons produire davantage. Comme les recettes ont tendance à se diversifier, avec notamment des degrés plus forts, à l’export, nous devons répondre à tous les besoins», précise Louis Pourbaix, le directeur marketing de la Brasserie de Saint-Omer, une entreprise familiale (200 personnes) dirigée par André Pecqueur, également à la tête de la brasserie Goudale, dans la commune voisine d’Arques (Pas-de-Calais), et d’une entreprise de transport. Contrairement à Goudale, qui se concentre sur ses marques, l’usine de Saint-Omer est spécialisée dans les marques de distributeurs (Auchan, Carrefour, U…), et exporte 50% de la production.
Avec ses nouvelles cuves, dont une partie sont fonctionnelles depuis la fin de l’année 2025, la brasserie compte «gagner en souplesse» dans les plannings de production, organisés en 3×8, 7 jours sur 7. Le site conditionne non seulement les bières produites sur place, mais aussi les fûts des produits de la brasserie Goudale. A Saint-Omer, ce format représente 15% à 20% de l’activité.
Des investissements à venir en 2026
Les cuves ne sont pas le seul investissement récemment consenti par la Brasserie de Saint-Omer. «Une brasserie qui n’investit pas peut mourir. Il s’agit d’un métier qui évolue très vite», estime Louis Pourbaix. En janvier 2025 deux soutireuses ont été remplacées, permettant de passer de 135000 à 150000 bouteilles par heure, moyennant 3,8 millions d’euros.
Par ailleurs, deux palettiseurs supplémentaires sont attendus en 2026, pour un montant non communiqué. Autre chantier, celui d’un agrandissement de la ligne canettes aluminium, pour plus de 4 millions d’euros, avec une livraison prévue en mai 2026. L’interdiction des regroupements en plastique de canettes prévue pour 2027 au Royaume-Uni, en Irlande et Espagne risquait de «faire perdre ces marchés» à la brasserie, qui a opté pour des cartonnettes. A Arques, la brasserie Goudale a, elle, reçu huit nouvelles cuves de fermentation en octobre 2025.


