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les motivations de Nathalie, ingénieure nucléaire chez Naval Group

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Lu il y a 2 minutes



Énergie décarbonée, défis technologiques renouvelés, ampleur des projets, expériences à l’international, opportunités pour les femmes… Quatre ingénieurs racontent leur parcours dans le nucléaire. Aujourd’hui Nathalie, 38 ans, diplômée de Polytech Nantes et ingénieure chez Naval Group.

Elle y a effectué, en 2009, son stage de fin d’études d’ingénieure matériaux, spécialisation soudage, de Polytech Nantes. À 38 ans, Nathalie – dont le prénom a été modifié à la demande de l’entreprise, qui préserve l’anonymat de ses collaborateurs du nucléaire militaire – est encore chez Naval Group.

Elle commence sa carrière au sein du service méthodes procédés soudage. Rapidement, elle travaille sur une machine de soudage par faisceaux d’électrons. «C’était la plus grande d’Europe, et nous y soudions de très grands composants de chaufferie nucléaire.»

Cette façon de procéder, sous vide, amenait à souder, en une seule fois, sur de grandes épaisseurs. Un métier déjà extrêmement technique, qui impliquait de maîtriser des procédés, un calendrier, les coûts… Et qui lui plaisait beaucoup.

Faire entendre sa voix aux hommes

Puis, en 2019, elle rejoint le secteur du nucléaire, devenant responsable industrialisation composants nucléaires. Ce qui la conduit à intervenir sur le nouveau porte-avions, en cours de fabrication. «Je travaille sur la propulsion des navires, avec le sentiment de travailler pour la défense.» Et une joie, maintes fois répétée, de se frotter à une grande variété de matériaux et de réaliser des choses «extrêmement pointues», dit-elle, avec un large sourire.

Son seul regret ? Avoir peiné, surtout en début de carrière, à faire entendre sa voix dans un univers très masculin, où elle a souvent dû justifier ses choix techniques plus que des hommes, à compétences égales. Mais elle en a fait une force. Membre de l’association Elles bougent, elle œuvre aujourd’hui, par des sensibilisations auprès de collégiennes ou lycéennes, à la féminisation des métiers de l’industrie. Un autre défi, ce qui la séduit, là encore. #



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