
TSMC a lancé au quatrième trimestre la production à grande échelle de puces gravées avec une finesse de 2 nanomètres (nm), présentées comme ayant des performances élevées et une consommation réduite. En ligne de mire : les applications d’intelligence artificielle, qui dopent la croissance du géant taïwanais.
Tout se déroule «comme prévu» pour le géant taïwanais des semi-conducteurs. TSMC a annoncé sur son site internet avoir lancé «au quatrième trimestre» la production en série de puces de dernière génération, gravées avec une résolution de 2 nanomètres (nm). Un nouveau cap passé dans la miniaturisation des transistors, ouvrant la voie à des performances dopées notamment pour l’intelligence artificielle.
«La technologie N2 de TSMC sera la technologie la plus avancée de l’industrie des semi-conducteurs, à la fois en termes de densité et d’efficacité énergétique», écrit l’industriel, premier fabricant mondial de semi-conducteurs, qui produit en sous-traitance pour des clients comme Nvidia ou Apple.
Ces composants doivent être produits dans la “Fab 22”, une usine de l’entreprise à Kaohsiung, ville portuaire du sud de Taïwan. L’île, à l’indépendance contestée par la Chine voisine, fabrique plus de la moitié des puces de la planète. Et la quasi-totalité des puces les plus avancées, indispensables à la croissance de l’intelligence artificielle.
Désormais le seul à produire à grande échelle des puces 2 nm, TSMC assure son avance face à ses rivaux Intel et Samsung, ou encore au japonais Rapidus. De quoi entretenir sa croissance : le groupe a enregistré une hausse de 30% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre en glissement annuel, au-dessus des attentes, la demande pour ses produits ayant bondi en raison de l’intérêt pour l’IA.
L’IA en ligne de mire
Cette nouvelle génération de puces, basée sur une structure de transistors à nanofeuilles, apportera «des bénéfices en termes de puissance pour répondre au besoin croissant en calcul économe en énergie», assure TSMC. En ligne de mire, toujours, l’intelligence artificielle, qui fait exploser les capacités de calcul installées dans le monde… et la consommation énergétique associée.
Les centres de données devraient ainsi «plus que doubler» leur consommation électrique d’ici à 2030, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). En 2024, celle-ci représentait 1,5% de l’électricité mondiale. Elle devrait passer à 3% en 2030, avec des besoins estimés à 945 térawattheures. Soit à peu près autant que la consommation actuelle du Japon.


