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Sucralliance investit en Bourgogne pour renforcer son leadership dans les gélifiés extrudés

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Lu il y a 6 minutes



Le confiseur familial, propriétaire de Dupont d’Isigny et des Têtes brûlées, s’est doté d’une ligne d’extrusion et de conditionnement de bonbons gélifiés sur son site Dolis, à Saint-Florentin (Yonne), pour 7,4 millions d’euros.

«C’est l’investissement le plus important de Sucralliance depuis sa création en 2006 et la plus grande ligne de ce type installée en France», se félicite Michel Poirrier, PDG du groupe familial. Après près de deux ans de travaux pour moderniser et réorganiser le site historique Dolis, à Saint-Florentin, dans l’Yonne, tout en maintenant la production, le confiseur a inauguré le 12 décembre 2025 une ligne de fabrication de bonbons gélifiés extrudés, c’est-à-dire des fils, bâtonnets, bandeaux ou tubes colorés, ensucrés ou brillants, tant appréciés des enfants. Le lancement commercial est prévu en janvier prochain. Unique détenteur de ce savoir-faire en France, Sucralliance y a consacré 7,4 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 6,4 millions pour la réhabilitation d’une usine de 6800 m² reconstruite en 1947. L’effectif va aussi passer de 65 à 80 salariés dans les mois à venir.

Avec IMA Ilapak pour le conditionnement

Jusqu’à présent, Sucralliance, numéro trois du secteur en France derrière Haribo et Carambar & Co, disposait de deux lignes dédiées à cette technologie, installées – en 2016 et 2022 – à Carentan (Manche) dans son unité Dupont d’Isigny, pour une capacité de quelque 4500 tonnes par an. «Sucralliance a été, et reste, le premier confiseur français à prendre le risque d’investir dans ce procédé novateur qui utilise de la farine de blé, et non de la gélatine de porc, comme gélifiant», précise le dirigeant. Avec cette nouvelle ligne, d’une longueur totale de 50 m, conçue par Extrufood pour l’extrusion et IMA Ilapak pour le conditionnement, le groupe porte sa capacité de production à 8000 tonnes par an, essentiellement au service des marques de distributeurs (MDD), «à une cadence d’une tonne par heure, contre 500 kg pour chacune des deux lignes de Dupont d’Isigny», souligne Vincent Meslin, le directeur industriel. De détailler l’investissement : 1,1 million d’euros pour les aménagements extérieurs, dont un bassin de rétention des eaux pluviales et des eaux d’extinction incendie de 1700 m3 ; 5,3 millions pour l’intérieur, notamment le désamiantage total, une nouvelle isolation thermique et les réseaux électriques ; 1,2 million pour un nouveau silo de stockage du sucre ; 3,8 millions pour la partie extrusion ; et 2,4 millions pour l’ensachage «selon un process spécifique développé avec IMA Ilapak», l’encaissage et la palettisation, «certains postes restant encore ici à moderniser». «Il s’agit de répondre à la hausse de la demande sur ce type de produits-plaisir pour enfants, explique Michel Poirrier. Le segment des gélifiés extrudés a, en effet, presque doublé entre 2012 et 2024», les ventes du groupe étant passées dans le même temps de 7 à 16% du segment de la confiserie pour enfants, qui pèse 45% du marché.

55 millions d’euros sur dix ans

Cette opération clôt un plan d’investissement de 55 millions d’euros sur dix ans dans les infrastructures et les équipements des quatre confiseries du groupe, Dolis, Dupont d’Isigny et Confiserie du Nord (ex-Verquin) à Tourcoing et Neuville-en-Ferrain, dans le Nord. «Nous pouvons ainsi fabriquer 4 milliards de bonbons par an, soit plus de 24300 tonnes et près de 30% des volumes vendus en France, dont plus de la moitié des MDD du marché, et sommes le seul à couvrir l’ensemble des catégories», affirme Vincent Bruart, directeur marketing.

Accélérer la transition environnementale

Désormais, le propriétaire des marques Têtes brûlées, Bool’s, Croibleu, 1912 et Dupont d’Isigny veut accélérer sa stratégie RSE, lancée en 2024. Les premiers plans d’action seront mis en œuvre au cours du premier trimestre 2026, «même si nous ne l’avons pas attendue pour avoir des équipements les plus performants possible», remarque Michel Poirrier. Au chapitre de la transition environnementale figurent évidemment les 3R, en particulier la réduction et le recyclage. «Nous avons déjà réduit les grammages et les dimensions des sachets, et supprimé certains emballages primaires», indique Vincent Bruart. «Nous devons cependant tenir compte d’une contrainte particulière, insiste Vincent Meslin : d’une part, le produit s’assèche au contact de l’air et, d’autre part, les matériaux d’emballage doivent être barrière à l’humidité.» L’entreprise est donc en train d’adopter des films monomatière en polypropylène orienté (OPP/OPP), en substitution aux complexes OPP/polyéthylène (PE), «puisque la filière de recyclage du PP souple est annoncée pour le début de 2026». Elle travaille également sur une solution papier – jusqu’à 75% –/PE.

+20% d’ici à 2030

Fondé en 2006 à partir du regroupement des activités de confiserie de sucre du chocolatier Cémoi, Sucralliance a réalisé 106 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, dont 40% à l’export, et emploie 450 salariés. Si le groupe annonce des ventes comprises entre 90 et 100 millions d’euros en 2025 en raison de la baisse des prix des matières premières, il vise une progression de plus de 20% de sa production pour atteindre 30000 tonnes de confiseries fabriquées en France à l’horizon 2030.



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